Assurance trottinette obligatoire : ce que dit la loi en 2026
Assurance trottinette obligatoire : ce que dit la loi en 2026
Vous sortez votre trottinette électrique pour éviter les bouchons ou faire un trajet rapide ? Attention : depuis 2019, une assurance responsabilité civile est obligatoire pour circuler légalement. Sans elle, vous risquez une amende de 135 € – et bien plus en cas d’accident. Voici ce que dit la loi en 2026, avec des exemples concrets pour éviter les mauvaises surprises.
Pourquoi une assurance trottinette est-elle obligatoire ?
Une trottinette électrique est un engin de déplacement personnel motorisé (EDPM). Comme un hoverboard ou un gyropode, elle peut causer des dégâts. Un piéton renversé, une voiture rayée, ou un accident grave : l’assurance responsabilité civile (RC) couvre ces dommages. Sans elle, c’est à vous de payer.
Imaginez : vous percutez un piéton qui se fracture le poignet. Les frais médicaux et la perte de revenus peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros. En effet, sans assurance, c’est votre budget qui trinque. Les forces de l’ordre vérifient systématiquement que vous êtes assuré lors des contrôles.
En 2026, les contrôles se sont intensifiés, surtout dans les grandes villes. À Paris, les agents municipaux vérifient même les trottinettes en libre-service. Ainsi, près de 20 % des utilisateurs contrôlés en 2025 roulaient sans assurance, selon Groupama. Ce chiffre baisse, mais reste trop élevé.

Quelles garanties sont incluses dans l’assurance trottinette obligatoire ?
La loi impose uniquement la responsabilité civile. Mais les assureurs proposent souvent des options. Voici ce que couvre un contrat de base :
- Dommages causés à autrui : frais médicaux ou réparations de véhicules.
- Défense pénale : prise en charge des frais d’avocat en cas de poursuites.
- Protection juridique : aide pour faire valoir vos droits en cas de litige.
Le vol ou les dommages à votre trottinette ne sont pas couverts par défaut. Pour cela, il faut souscrire une garantie vol ou une garantie individuelle accident. Comptez 2 à 5 € de plus par mois. Par exemple, chez Groupama, l’assurance de base coûte 7 €/mois, tandis qu’un contrat tout compris monte à 12 €/mois. À vous de voir si ça vaut le coup – surtout si votre trottinette vaut moins de 500 €.
Pour les trajets domicile-travail, la plupart des contrats couvrent déjà cet usage. Mais si vous utilisez votre trottinette pour des livraisons (type Uber Eats), il vous faudra une assurance spécifique. Les assureurs comme Trottinettes & EDPM proposent des formules adaptées, souvent plus chères.
Certains assureurs offrent des réductions si votre trottinette est équipée d’un antivol certifié. Chez Direct Assurance, par exemple, vous pouvez économiser jusqu’à 20 % sur votre prime.
Quelles sont les sanctions en cas de défaut d’assurance ?
Rouler sans assurance trottinette électrique, c’est prendre un risque financier. Voici les amendes encourues :
| Infraction | Amende | Risques supplémentaires |
|---|---|---|
| Défaut d’assurance | 135 € | Immobilisation de la trottinette |
| Circulation sur trottoir | 35 € | – |
| Non-respect des équipements obligatoires | 35 € | – |
| Dépassement de la vitesse limite (25 km/h) | 1 500 € | Confiscation de la trottinette |
En cas d’accident responsable sans assurance, les conséquences peuvent être lourdes. Par exemple, si vous blessez un piéton qui se fracture la hanche, les frais médicaux et les dommages et intérêts peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Ainsi, sans assurance, c’est votre patrimoine qui est engagé.
Un conseil : gardez toujours une preuve d’assurance sur vous. Les contrôles sont fréquents, surtout dans les grandes villes. Depuis 2025, les sanctions se sont durcies pour les récidivistes. Par conséquent, si vous êtes contrôlé plusieurs fois sans assurance, l’amende peut monter à 375 €, et votre trottinette peut être confisquée.
Combien coûte une assurance trottinette électrique en 2026 ?
Les tarifs varient selon les assureurs. Voici une fourchette réaliste :
- Assurance responsabilité civile seule : 5 à 10 €/mois (soit 60 à 120 €/an).
- Assurance vol + dommages : 10 à 15 €/mois (120 à 180 €/an).
- Contrats « tout compris » : 15 à 25 €/mois (180 à 300 €/an).
Pour trouver le meilleur prix, comparez les offres sur des plateformes comme LesFurets.com ou LeLynx.fr. Certains assureurs proposent des réductions si vous avez déjà un contrat chez eux. Par exemple, Pacifica (Crédit Agricole) offre -10 % sur l’assurance trottinette si vous êtes client auto ou habitation.
Le prix dépend aussi de votre profil. Un jeune de 18 ans paiera plus cher qu’un adulte de 40 ans, même pour la même trottinette. En effet, les assureurs prennent en compte votre historique de sinistres et votre expérience de conduite.

Pour un étudiant, une assurance à 5 €/mois peut représenter un budget serré. Mais comparé au prix d’un abonnement de transport en commun (environ 75 €/mois à Paris), c’est une alternative économique. Surtout si vous utilisez votre trottinette tous les jours pour aller en cours.
Quels sont les équipements obligatoires pour rouler en trottinette ?
L’assurance ne suffit pas : votre trottinette doit aussi respecter certaines règles techniques. Voici la liste des équipements obligatoires depuis 2019 :
- Système de freinage efficace : deux freins indépendants sont recommandés, mais un seul suffit légalement.
- Avertisseur sonore : un klaxon ou une sonnette audible à 50 mètres.
- Feux avant et arrière : obligatoires de nuit et par mauvaise visibilité.
- Dispositifs réfléchissants : bandes réfléchissantes latérales et arrière, ou pneus déjà équipés.
Le non-respect de ces règles expose à une amende de 35 €. Mais au-delà de l’aspect légal, ces équipements améliorent votre sécurité. Par exemple, des feux bien visibles réduisent les risques de collision avec une voiture la nuit.
Petit bonus : certains assureurs offrent des réductions si votre trottinette est équipée d’un antivol certifié. Chez Direct Assurance, par exemple, vous pouvez économiser jusqu’à 20 % sur votre prime si vous installez un antivol homologué.
Depuis 2025, une nouvelle réglementation impose un limiteur de vitesse sur les trottinettes neuves. Ce dispositif empêche l’engin de dépasser les 25 km/h autorisés. Pour les modèles plus anciens, un kit de rétrofit est disponible chez certains revendeurs. Comptez entre 50 et 100 € pour cette mise à niveau. Ainsi, cet investissement peut vous éviter une amende de 1 500 €.
Casque, âge minimum… Les autres règles à connaître
L’assurance et les équipements ne sont pas les seules obligations. Voici les autres règles en vigueur en 2026 :
- Âge minimum : 14 ans pour conduire une trottinette électrique sur la voie publique.
- Vitesse maximale : 25 km/h. Au-delà, votre trottinette est considérée comme un véhicule motorisé, avec des règles plus strictes.
- Interdiction des trottoirs : sauf si le maire l’autorise localement. En général, vous devez rouler sur les pistes cyclables ou, à défaut, sur la route.
- Casque : non obligatoire pour les adultes, mais obligatoire pour les mineurs de 14 à 18 ans. Même si ce n’est pas une obligation légale pour vous, le port du casque réduit de 70 % le risque de blessure grave à la tête, selon Decathlon.
Une proposition de loi vise à rendre le casque obligatoire pour tous les utilisateurs. Pour l’instant, elle n’a pas été adoptée. Mais la tendance est claire : la sécurité devient une priorité. Autant prendre les devants !
En 2026, les villes durcissent aussi leurs règles locales. À Paris, les trottinettes en libre-service sont limitées à 10 km/h dans les zones piétonnes. À Lyon, des zones de stationnement dédiées ont été créées pour éviter l’encombrement des trottoirs. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour connaître les spécificités de votre commune.
Comment bien déclarer son assurance trottinette ?
Souscrire une assurance trottinette est une chose. Mais encore faut-il bien la déclarer. Voici les étapes à suivre :
- Fournissez les bonnes informations : indiquez le modèle de votre trottinette, son numéro de série et sa valeur. Ces détails permettent à l’assureur d’adapter la couverture.
- Mettez à jour votre contrat : si vous changez de trottinette ou modifiez son usage, prévenez votre assureur. Une trottinette utilisée pour des livraisons nécessite une assurance spécifique.
- Conservez une preuve d’assurance : gardez toujours sur vous une attestation d’assurance, numérique ou papier.
Un oubli courant concerne les modifications apportées à votre trottinette. Par exemple, si vous installez un moteur plus puissant, votre assurance peut refuser de couvrir les dommages en cas d’accident. En 2026, les assureurs sont de plus en plus stricts sur ce point.
Enfin, certaines villes exigent une immatriculation des trottinettes électriques. À Bordeaux, par exemple, les trottinettes en libre-service doivent être enregistrées auprès de la mairie. Renseignez-vous auprès de votre commune pour savoir si cette règle s’applique à vous.
Comment choisir son assurance trottinette ? Nos conseils
Avec autant d’offres sur le marché, difficile de s’y retrouver. Voici nos conseils pour faire le bon choix :
- Comparez les garanties : une assurance à 5 €/mois peut sembler attractive. Mais vérifiez ce qu’elle couvre vraiment. Certaines excluent les dommages causés à votre propre trottinette.
- Vérifiez les exclusions : la plupart des contrats ne couvrent pas les courses ou les livraisons. Si vous utilisez votre trottinette pour travailler, cherchez une assurance « usage professionnel ».
- Optez pour un paiement annuel : certains assureurs offrent jusqu’à 15 % de réduction si vous payez en une fois plutôt qu’au mois.
- Profitez des offres groupées : certains assureurs proposent des tarifs préférentiels si vous avez déjà un contrat chez eux.
- Lisez les avis clients : sur des plateformes comme Trustpilot, vous trouverez des retours d’expérience sur la rapidité des remboursements.
Un exemple concret : chez AXA, le contrat « Passion EDPM » couvre la responsabilité civile, le vol et les dommages accidentels pour environ 12 €/mois. Chez Allianz, l’offre « Trottinette & Hoverboard » propose les mêmes garanties pour 10 €/mois. Mais avec une franchise de 150 € en cas de vol.
Pour un étudiant, une assurance à 5 €/mois peut suffire si vous utilisez votre trottinette occasionnellement. Mais si vous roulez tous les jours, un contrat tout compris à 15 €/mois peut être plus intéressant. Tout dépend de votre usage et de votre budget.
N’oubliez pas de déclarer votre trottinette à votre assureur si vous changez de modèle. Une trottinette à 300 € ne nécessite pas les mêmes garanties qu’un modèle à 1 500 €.
