Réglementation EDPM 2026 : ce qui change pour les trottinettes et engins électriques

Vous prenez votre trottinette électrique pour aller au travail ou faire vos courses ? Depuis 2019, ces engins – appelés EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés) – ont leurs propres règles. Âge, vitesse, équipement, assurance : en 2026, certaines obligations restent les mêmes, mais d’autres évoluent.
Voici ce qui compte vraiment pour éviter les amendes et rouler sans stress. Surtout si vous dépendez de votre engin pour vos trajets du quotidien.
À partir de quel âge peut-on conduire une trottinette électrique ?
14 ans minimum. Cette règle n’a pas changé en 2026. Elle s’applique à tous les EDPM : trottinettes, gyropodes, hoverboards.
Si vous avez un ado qui veut en acheter une, vérifiez son âge avant de signer le chèque. Sinon, c’est 35 € d’amende pour lui. Et l’engin sera confisqué.
Pourquoi 14 ans ? Parce qu’à cet âge, on commence à anticiper les dangers en ville. Un piéton qui traverse sans regarder, une voiture qui grille un stop, un scooter qui double trop près. En dessous, c’est trop risqué. La loi le rappelle.
Un détail qui peut sauver votre portefeuille : cette règle ne s’applique pas dans votre jardin ou sur un parking privé. Mais dès que vous mettez un pied sur la route ou une piste cyclable, les 14 ans deviennent obligatoires.
Quelle est la vitesse maximale autorisée ?

25 km/h, pas un de plus. Si votre trottinette est débridée pour aller plus vite, vous risquez jusqu’à 1 500 € d’amende. Et la confiscation de l’engin.
Les contrôles sont rares. Mais quand ils tombent, c’est sans pitié. Pourquoi cette limite ? Parce qu’au-delà, votre trottinette devient un cyclomoteur. Permis obligatoire, immatriculation, assurance spécifique. Bref, tout ce que vous vouliez éviter en achetant une trottinette.
Si vous roulez tous les jours pour aller au boulot, une trottinette à 25 km/h vous évitera des ennuis. Et un budget assurance qui explose.
Un conseil d’utilisateur : avant d’acheter, vérifiez la vitesse annoncée. Certains modèles low-cost dépassent les 25 km/h en sortie d’usine. C’est illégal. Mieux vaut payer 100 € de plus pour une trottinette homologuée. Que 1 500 € d’amende.
Faut-il une assurance pour une trottinette électrique ?
Oui. Et c’est obligatoire depuis 2019. Comme pour une voiture, vous devez souscrire une assurance responsabilité civile. Elle couvre les dommages que vous pourriez causer à autrui.
Sans assurance, c’est 350 € d’amende. En cas d’accident, vous paierez de votre poche les dégâts. Même si ce n’est pas de votre faute.
Combien ça coûte ? Entre 30 € et 80 € par an pour une couverture de base. Certaines assurances habitation incluent cette garantie. Vérifiez votre contrat avant de souscrire.
Par ailleurs, si vous voulez une protection complète (vol, casse), comptez plutôt 150 € à 200 € par an. Un piège à éviter : l’assurance ne couvre pas toujours les accessoires. Si on vous vole votre trottinette garée devant chez vous, vous ne serez pas remboursé. Sauf si vous avez une garantie vol. Lisez les petites lignes.
Casque, gilet réfléchissant : quels équipements sont obligatoires ?
En 2026, le casque n’est pas obligatoire pour les adultes. Mais il est fortement recommandé. Pour les mineurs de 14 à 18 ans, en revanche, c’est une obligation. 135 € d’amende si vous êtes contrôlé sans.
Le casque doit être homologué (norme ECE 22.05 ou 22.06). Et bien attaché.
Côté visibilité, votre trottinette doit être équipée de :
- Feux avant et arrière (obligatoires de nuit et par mauvais temps)
- Dispositifs réfléchissants arrière et latéraux (sauf si les pneus sont déjà réfléchissants)
- Un avertisseur sonore (klaxon ou sonnette)
- Un système de freinage efficace
Le gilet réfléchissant, lui, n’est pas obligatoire. Mais si vous roulez souvent la nuit ou sous la pluie, c’est un investissement qui peut sauver votre peau. Certains modèles de trottinettes ont des bandes réfléchissantes intégrées. Un plus pour la sécurité. Sans surcoût.
Où peut-on rouler avec une trottinette électrique ?
Les règles sont simples. Mais beaucoup les ignorent.
- Pistes cyclables : c’est votre terrain de jeu. Si aucune piste n’est disponible, vous pouvez rouler sur la route. Mais uniquement dans les zones limitées à 50 km/h.
- Trottoirs : interdits, sauf si le maire l’autorise. Ce qui reste rare. Si vous devez traverser un trottoir, descendez de votre engin. Et marchez à côté.
- Routes à 70 km/h ou plus : interdites. Sauf si une piste cyclable y est aménagée.
- Zones piétonnes : autorisées. Mais à 6 km/h maximum. Et sans gêner les piétons.
Un détail qui change tout : en ville, vous pouvez rouler sur les voies vertes et les zones de rencontre. Mais toujours en adaptant votre vitesse. Si vous foncez dans une zone piétonne, c’est 35 € d’amende. Et un piéton en colère.
Transport de passagers, téléphone, alcool : ce qui est interdit
Quelques règles de bon sens. Mais souvent oubliées.
- Transport de passagers : interdit, même un enfant. Une trottinette, c’est fait pour une personne. Et c’est déjà assez instable comme ça. 35 € d’amende si vous êtes pris.
- Téléphone tenu en main : interdit, comme en voiture. Si vous devez consulter votre GPS, utilisez un support fixe. Et activez le mode mains-libres. 135 € d’amende sinon.
- Écouteurs ou casque audio : interdits. Vous devez entendre les klaxons, les sirènes, les cris des piétons. 135 € d’amende si vous êtes contrôlé.
- Alcool et stupéfiants : les mêmes règles que pour les automobilistes. Au-delà de 0,5 g d’alcool par litre de sang, c’est jusqu’à 4 500 € d’amende. Et une peine de prison en cas d’accident.
Un conseil d’utilisateur : si vous sortez boire un verre, laissez votre trottinette chez vous. Les contrôles sont rares. Mais en cas d’accident, votre assurance refusera de vous couvrir. Les conséquences peuvent être dramatiques.
Stationnement : où garer sa trottinette sans risquer une amende ?
Le stationnement des trottinettes, c’est un casse-tête en ville. Voici les règles.
- Trottoirs : vous pouvez y garer votre trottinette. À condition de ne pas gêner les piétons. Laissez au moins 1,40 m de passage. Sinon, c’est 35 € d’amende.
- Arceaux à vélos : c’est l’idéal. Mais ils sont souvent saturés. Si vous en trouvez un libre, utilisez-le.
- Zones dédiées : certaines villes aménagent des parkings pour trottinettes. Renseignez-vous auprès de votre mairie.
- Interdictions : ne garez jamais votre engin devant une entrée d’immeuble, un arrêt de bus ou un passage piéton. 35 € d’amende à la clé.
Un détail qui évite les mauvaises surprises : si vous utilisez une trottinette en libre-service, vérifiez les zones de stationnement autorisées. Sinon, vous pourriez être facturé pour une course non terminée. Même si vous avez rendu l’engin.
Que risque-t-on en cas d’infraction ?
| Infraction | Amende |
| Circulation sur un trottoir (sans autorisation) | 35 € |
| Vitesse excessive (> 25 km/h) | Jusqu’à 1 500 € + confiscation |
| Transport de passager | 35 € |
| Téléphone tenu en main | 135 € |
| Non-respect des feux tricolores | 135 € |
| Stationnement gênant | 35 € |
| Absence d’assurance | 350 € |
| Alcoolémie (> 0,5 g/L) | Jusqu’à 4 500 € + peine de prison |
Source : service-public.gouv.fr
Un conseil pratique : si vous êtes verbalisé, payez rapidement. Certaines amendes bénéficient d’une réduction de 30 % si vous réglez sous 15 jours.
Forfait mobilités durables : une aide pour les trajets domicile-travail
Si vous utilisez votre trottinette pour aller au boulot, votre employeur peut vous verser jusqu’à 600 € par an. Exonérés d’impôts et de cotisations sociales. Ce forfait mobilités durables (FMD) est facultatif. Mais de plus en plus d’entreprises le proposent.
Surtout depuis que le télétravail a réduit les budgets transports en commun. Comment en profiter ? Parlez-en à votre service RH. Le FMD couvre aussi le vélo, le covoiturage et l’autopartage. Mais pas les taxis ou les VTC.
Dans la fonction publique, le plafond est fixé à 300 € par an. Un exemple concret : si vous habitez à 5 km de votre travail et que vous utilisez votre trottinette 4 jours par semaine, le FMD peut couvrir votre assurance. Ou une partie de l’entretien.
Sur un an, ça fait une belle économie. Surtout si vous cumulez avec un abonnement de transports en commun. Jusqu’à 900 € au total.
Trottinette électrique vs vélo : quelle différence de réglementation ?
Même si les deux engins se ressemblent, leurs règles ne sont pas les mêmes.
| Critère | Trottinette électrique (EDPM) | Vélo |
| Âge minimum | 14 ans | Aucun (mais recommandé pour les enfants) |
| Assurance obligatoire | Oui (responsabilité civile) | Non (sauf si utilisé à titre professionnel) |
| Casque obligatoire | Oui pour les 14-18 ans | Non (sauf pour les enfants de moins de 12 ans) |
| Vitesse maximale | 25 km/h (limite de construction) | Pas de limite (sauf zones piétonnes : 6 km/h) |
| Feux obligatoires | Oui (avant et arrière) | Oui (avant et arrière la nuit) |
| Circulation sur trottoir | Interdite (sauf autorisation municipale) | Interdite (sauf enfants de moins de 8 ans) |
Source : service-public.gouv.fr
Le choix entre trottinette et vélo dépend de vos besoins. Si vous cherchez un engin léger et maniable pour des trajets courts, la trottinette est idéale. Pour des distances plus longues ou un usage sportif, le vélo reste plus adapté. Et moins réglementé.
Ce qui pourrait changer dans les mois à venir
La réglementation des EDPM évolue vite. Voici ce qui pourrait changer d’ici fin 2026.
- Casque obligatoire pour tous : une proposition de loi (n°1810) vise à rendre le casque obligatoire pour tous les utilisateurs de trottinettes et vélos. Pour l’instant, elle est toujours en commission. Mais elle pourrait être adoptée rapidement.
- Immatriculation des EDPM : certains députés veulent imposer une immatriculation, comme pour les cyclomoteurs. L’objectif ? Lutter contre les vols et les incivilités. Aucune décision n’a encore été prise. Mais le débat est lancé.
- Zones à circulation restreinte : plusieurs villes étudient la création de zones où les EDPM seraient interdits aux heures de pointe. Pour fluidifier la circulation.
Pour rester à jour, consultez régulièrement notre guide complet sur les trottinettes et EDPM. Ou suivez les actualités de votre ville. Les règles changent vite. Une infraction qui n’existait pas il y a six mois peut vous coûter cher aujourd’hui.
